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Thursday, April 28, 2011

Les stéréotypes concentrés dans des nuages

Voici un regroupement de mots sous la forme d’un nuage qui finalise un travail d’étude de Crystal Smith , opérant pour le blog? The Achilles Effect.
En fait, ce sont 2 nuages de mots qui ont été produits d’après une étude ( le second est visible après le saut pour comparaison ). Saurez-vous seulement deviner à quoi ces termes font référence ?
Petit indice : le premier concerne les hommes , et le second les femmes …
Toujours aucune idée ? Bon il est vrai que la langue de Shakespeare n’est pas forcément du go?t de tout le monde , mais pour les termes les plus évidents, la compréhension des tableaux ne devrait pas poser problème.
Toujours pas ? Il s’agit en fait des termes les plus employés ( la taille des caractères étant proportionnelle à leur utilisation ) dans les publicités pour des jouets .
Chaque tableau correspond donc aux termes utilisés pour vanter les mérites des jouets pour gar?ons, et l’autre pour les filles … Les Combats et le Pouvoir s’opposent donc à l’Amour et la Magie , où comment débuter la guerre des sexes dès le plus jeune age ou du moins renforcer un peu plus les stéréotypes …

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Thursday, April 21, 2011

Persona non grata, Bertrand Cantat ne jouera ni à Montréal ni à Ottawa

Le chanteur devait se produire dans la pièce "Des Femmes - Les Trachiniennes, Antigone et Electre" de Sophocle, mise en scène par le Québécois d'origine libanais Wajdi Mouawad. Cet ami l'avait chargé de composer la musique pour apporter une touche rock au spectacle.
La décision de présenter le spectacle sans Bertrand Cantat, ou d'annuler la production, sera annoncée le 18 avril prochain par le metteur en scène, a indiqué lors d'une conférence de presse la directrice du TNM Lorraine Pintal.
Bertrand Cantat, ancien chanteur du groupe Noir Désir, a été condamné à huit ans de prison en Lituanie pour avoir battu à mort en 2003 l'actrice Marie Trintignant, fille de Jean-Louis Trintignant. Transféré en France, il a été remis en liberté en 2007.
Au Canda, une loi interdit à vie l'entrée à tout étranger déclaré coupable, à l?extérieur du pays, d?une infraction punie au Canada d'au moins dix ans de prison. Elle s'applique donc à l'ancien chanteur de Noir Désir, car la loi canadienne punit l'homicide involontaire par la prison à vie.
Bertrand Cantat devait se produire dans cette pièce à Avignon en juillet prochain, projet auquel le chanteur a renoncé après que Jean-Louis Trintignant a déclaré ne pas vouloir participer à une manifestation "où se produit l'homme qui a tué sa fille".

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Thursday, April 14, 2011

Racaille, millionnaire, philanthrope

? Vous dites que personne ne vous a donné la chance de montrer de quoi vous êtes capables. Je vais vous prendre au mot. Vous pourrez accéder à un métier soi-disant réservé à une élite. Une élite qui ne pense qu’à se protéger en gardant les meilleures places. Mais le ciment de chaque réussite, c’est le travail. Que vous soyez de Guinée ou d’Algérie, dipl?mé ou pas, vous êtes bienvenus. Je suis au delà de ?a. Mais faut se lever t?t. Vous êtes prêts ? ?
L’homme qui s’exprime ainsi devant un parterre très bigarré s’appelle Rodolphe Pedro (assis, au centre) et a connu un destin singulier, si destin est le mot qui convient pour un personnage qui a tant lutté contre la fatalité. Né en Suisse au début des années 1970, il y vit sept ans d’insouciance avant de se retrouver en banlieue parisienne où son père, un Pied noir chassé à l’indépendance algérienne, éducateur de son état, a décidé de s’installer à la suite d’une controverse avec son patron. A l’école, l’enfant n’en mène pas large. Son accent vaudois le désigne à la vindicte de camarades diablement plus aguerris. Pas besoin d’être bronzé pour être étranger…
Lassé de prendre des coups, Rodolphe se met à les rendre, au détriment de ses résultats en classe. De petite victime le voilà petit ca?d, petit délinquant même dira le directeur aux parents qui s’affolent et déménagent à nouveau, dans la banlieue de Lyon. Rien pourtant ne va enrayer une décennie d’échec scolaire. A 16 ans, Rodolphe est définitivement éjecté par l’école de la République. Il commence alors sa longue aventure dans les affaires par le commerce de voitures en Afrique, puis investit ses gains dans la production d’étuis de lunettes en Pologne. A 21 ans, il achète à Clermont-Ferrand une usine de fabrication d’étuis à lunettes en difficulté financière, mais ne parviendra pas à redresser la barre et fait faillite.
? On va travailler votre présentation, surtout face aux gens habitués à votre instabilité ?, poursuit Rodolphe Pedro à ses élèves. ? Ca fait déjà quatre fois que tu viens me voir et quatre fois que t’avais un boulot ! T’as été viré, t’as fait une garde à vue et tu viens me dire que t’es conseiller financier ? Ils doivent comprendre que ce n’est pas votre énième petit boulot. Conseiller en patrimoine, c’est peut-être le métier de votre vie ! ?
Rodolphe Pedro met six mois à remonter une entreprise de spectacle à Lyon. Qui cartonne jusqu’à ce qu’une dénonciation infamante le fasse tomber dans l’enfer de la justice fran?aise. Il finira par sortir blanchi. ? Qui tu es, d’où tu viens. Tout est là. La France, c’est encore la monarchie, les castes, les codes. Et personne ne se demande pourquoi ce sont toujours les mêmes en prison. Fils de ch?meurs, en échec scolaire. Pourquoi il n’y a plus de mobilité sociale ? Même pas 1% de fils de prolos dans les grandes écoles ! Je ne veux pas les excuser, mais c’est quoi leurs perspectives ? ?
Il fonde alors en 1997 la Compagnie fran?aise de Conseil et d’Investissement (CFCI). Les six premières années, il travaille comme un forcené, seul avec Sonia, sa compagne d’origine marocaine, mère aujourd’hui de ses quatre filles. La CFCI est désormais la première société indépendante de conseil en patrimoine en France, un milliard d’euros sous gestion et 105 collaborateurs à Lyon, Paris, Marseille et Ferney-Voltaire, à c?té de Genève. Parmi eux, 80% sont beurs ou black et 90% n’ont pas de dipl?me. En moyenne, ils gèrent un encours de 3 millions d’euros et gagnent 3500 euros par mois. Rodolphe Pedro, devenu millionnaire, assure une partie des six mois de formation. Dès la troisième semaine, les nouvelles recrues doivent apporter une affaire. Il leur suffit de vendre un des contrats de capitalisation que la CFCI con?oit elle-même et qui sont hébergés au Crédit Mutuel, Dexia ou HSBC. La société ouvre un nouveau bureau tous les trimestres et va doubler ses effectifs.
? Le plus dur c’est pas la formation, tout le monde peut devenir conseiller en patrimoine. C’est de lutter contre soi, se dépasser ?, dit Nassim Boughanmi. Ce gar?on de 30 ans livrait des cuisines quand il a rencontré Rodolphe Pedro. Il dirige aujourd’hui 38 collaborateurs à Paris. ? Je n’avais jamais imaginé que j’allais vivre tout ?a, d?ner au Bristol, aller à Miami. On me dit t’es une exception, t’es un gagnant : c’est pas vrai. J’aurais pu rester à 1000 euros toute ma vie. Un alcoolique doit arrêter de boire. C’est super dur. Même chose pour les banlieues, faut arrêter de rouiller. Il y a des pépites plein nos quartiers. ?
Les statistiques fran?aises estiment que 150 000 jeunes sortent chaque année sans dipl?me du système éducatif, dont les deux tiers se retrouvent au ch?mage. De son c?té, l’enquête ? Besoins en Main d’?uvre 2008 ? indique que les banques et assurances ont 50 000 intentions d’embauche. La moitié sont difficiles à pourvoir, faute de candidats. Par ailleurs, la France compte 5000 conseillers en gestion de patrimoine indépendants contre 40 000 en Grande-Bretagne et 35 000 en Italie.
? J’ai formé 200 jeunes à la CFCI. Je peux pas sauver tout le monde ! ? Rodolphe Pedro lance donc ? UniFin ?, une université de la finance en banlieue. Une université mobile, qui peut créer 10 000 emplois dans les quartiers et favoriser l’épargne populaire. Pour trouver le soutien nécessaire au projet, il a déjà vu la moitié du gouvernement Sarkozy. L’accueil est enthousiaste, mais tarde à se concrétiser. ? Peut-être faut-il attendre les élections ?, sourit-il.
Lui, tempérament de lutteur comme son frère Richard, champion du monde de full-contact qui habite à Lausanne, n’attendra pas. Il s’allie à l’école supérieure de commerce de Lyon, l’IDRAC, et finance de sa poche la première session, gratuite pour les participants, qui démarre à la mi-septembre. Inscriptions ici. ? Les fonctionnaires sont des tordus. Je leur dis rassurez-vous. Je suis domicilié en Suisse. J’ai fait mon oseille avant de vouloir aider les autres. J’ai un chalet à Nendaz, la plus belle voiture du marché et mes gamines sont toutes à l’école privée. Et c’est pas vous qui me l’avez donné, c’est mon travail. Si je veux retourner dans les quartiers, c’est que j’ai du mal à dormir. Je n’ai pas oublié d’où je venais. J’imagine que vous, vous dormez bien ? ?
Serge Michel (Business Bondy Blog)
Photos : Paolo Woods

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Thursday, April 7, 2011

La femme en entreprise - « Il faut aller au pub avec les hommes »

Ourdia, 28 ans, feuillette le programme du colloque baptisé ? La parité et la diversité en entreprise : une égalité (encore) sous conditions ?. Alors que la salle Colbert de l’Assemblée nationale se remplit d’un public majoritairement féminin, cette chargée de recrutement dans l’informatique explique avoir re?u une invitation. ? Dans mon métier, il est important de rester informée de l’état du marché ?, dit-elle pour justifier sa présence. Si la jeune femme confesse volontiers qu’elle n’attend rien de ce colloque, elle ajoute que ? ?a ne peux pas faire reculer les choses ?.
Fadela Mehal, présidente des Marianne de la diversité et coorganisatrice du colloque, prononce le discours inaugural. Elle y invite les femmes à combattre pour l’égalité et à acquérir de la visibilité. Avec comme levier la politique, car ? lorsqu’on décide, c’est plus facile de faire passer ses idées ?. Soumia Malinbaum, présidente de l’Association fran?aise des managers de la diversité (AFMD) et seconde organisatrice, lui embo?te le pas et estime qu’il faut combattre les discriminations. Une avancée inéluctable puisque selon elle, ? le monde de l’entreprise ne peut plus se passer de la diversité ?.
Le colloque fait la part belle à Brigitte Grésy, inspectrice générale des Affaires sociales et auteure d’un rapport sur l’égalité professionnelle entre hommes et femmes. Sa première phrase donne le ton du débat : ? 30% des femmes sont chefs d’entreprise alors qu’elles forment 47% de la population active. ?
Elle est coupée par l’arrivée d’un Jean-Fran?ois Copé visiblement ravi d’intervenir dans une assemblée majoritairement féminine. Le député-maire de Meaux (77) raconte d’un ton guilleret que cette salle abrite d’ordinaire les réunions du groupe UMP qu’il préside. Il fait face alors à une brochette d’hommes. Il se dit heureux de voir, une fois n’est pas coutume, cette salle investie par les femmes.
Venu réaffirmer son engagement en faveur de la diversité, il explique avoir injecté de la diversité au sein du conseil municipal de la ville de Meaux qu’il dirige. ? Rien n’est parfait, reconna?t Jean-Fran?ois Copé. Il faut partir du haut pour diffuser l’idée que nous avons besoin de femmes qui dirigent. Elles sont indispensables dans les grandes entreprises. Elles ne doivent pas être un gadget. ?
Brigitte Grésy reprend la parole et continue de brosser un tableau inquiétant de la situation des femmes en entreprise. Et d’énoncer sa proposition phare : ? ?a ne bouge pas au sein des conseils d’administration. On recrute le même que soi. On est dans une logique de cooptation. Les femmes sont invisibles. Il faut instaurer des quotas et obliger les entreprises à intégrer 40% de femmes dans les conseils d’administration d’ici à six ans. C’est une question de justice sociale. ? Anticipant les critiques, l’inspectrice générale des Affaires sociales, rassure l’auditoire : ? Il ne s’agit pas de promouvoir une incompétente au détriment d’un homme excellentissime. ?
Alors que règne l’unanimité, un bémol s’échappe de la salle. Une participante, psychiatre à l’h?pital Sainte-Anne explique que les postes à responsabilité ne sont pas toujours la panacée pour les femmes. Chiffres de l’INED (Institut national des études démographiques) à l’appui elle rappelle que ? les femmes assument 80% des responsabilités familiales. Lorsqu’elles occupent des postes-clés, elles boivent deux fois plus que les autres ?. Et ajoute qu’il ne faut pas sous-estimer le stress subi par ces executive women. Dénotant avec ce discours alarmiste, quatre femmes épanouies, qui occupent un poste à responsabilité viennent livrer leur témoignage.
Barbara Lavernos, directrice des achats chez l’Oréal, table sur l’exemplarité. ? J’en ai rencontré des femmes à des postes à responsabilités avec tout ce qu’il faut pour réussir : des enfants, un mari, un amant ?, dit-elle en éclatant de rire. Pourtant, les femmes continuent d’adopter les codes masculins. Véronique Rouzaud, de Veolia, raconte que lorsqu’elle travaillait en Angleterre, l’un des dirigeants américains lui a transmis la clé du succès pour sa carrière : ? Il faut aller au pub avec les hommes, c’est là que ?a se passe. ? Soumia Malinbaum se souvient qu’il y’a quinze ans, lorsqu’elle a fondé son entreprise, elle s’est sentie obligée d’arborer des tenues vestimentaires masculines. ? Je le dis, j’ai singé les hommes. C’était une manière de me travestir. Mais je n’ai jamais sacrifié ma vie de mère. ?
La problématique de la place de la femme en entreprise se déplace sur le terrain des médias. Elizabeth Tchoungui, journaliste, se dit victime du double effet ? kiss cool ?, être femme et noire. Et se plaint tout de go du peu de considération accordée aux filles à la télévision : ? Dès que tu es jolie avec un cerveau, les mecs ne s’en remettent pas. ? Elle raconte comment elle a refusé de se plier à un ? phénomène insidieux ?. ? Un homme doit avoir un réseau. Une femme un Pygmalion. Le problème c’est qu’on ne sait jamais où débute la promotion canapé ?, précise-t-elle. Volubile, elle livre pléthore d’anecdotes. Elizabeth Tchoungui semble lasse qu’on lui attribue la présentation de la météo. ? Une belle plante exotique doit forcément présenter la météo alors que j’ai présenté des émissions culturelles. ?
Soumia Malinbaum me détaille à la fin du colloque ses pistes de réflexion afin que les souhaits formulés ici ne restent pas des v?ux pieux. ? Il faut passer par la loi et l’injonction contrainte, dit-elle. Les entreprises devront s’y soumettre. Il faut mettre l’accent sur la formation et préparer un vivier. Pour faire sauter les verrous, il faut aussi que les femmes déjà en place dans les centres de décisions, s’impliquent, témoignent et s’entraident. Ce sont elles qui peuvent donner une impulsion. ?
Lorsque j’aborde la question des quotas, la présidente de l’AFMD et porte-parole ? Diversité ? du MEDEF, n’esquive pas et m’explique qu’il s’agit d’? un mal nécessaire ?. Le problème de la diversité ethnique est plus délicat à traiter. ? Le champ est trop flou. On prendrait en compte les gens originaires des Antilles ? Les gens issus de l’immigration de la deuxième ou troisième génération ? ? Pour elle, la clé reste ? la prise de conscience. Les enjeux économiques sont cruciaux. Les femmes sont dipl?mées. C’est se tirer une balle dans le pied que de les discriminer ?.
Une analyse que partage Nancy V. Gomez, venue assister au colloque. Elle conna?t parfaitement le sujet puisqu’elle fait du lobbying à l’ONU pour améliorer le statut des femmes dans les pays en développement. Elle considère qu’il y’a ? une tendance de fond, les femmes s’unissent pour s’imposer. Mais les réseaux de femmes ne sont pas assez puissants ?. Pour servir son propos, elle compare ce combat à celui pour la préservation de l’environnement. ? Les lois, c’est très bien, mais il faut que il y’ait des avancées sur le terrain. ? Elle rêve d’une France qui exclurait – comme le fait la Norvège – les entreprises du CAC 40 si elles n’intègrent pas 40% de femmes dans les conseils d’administration.
Pascale Colisson, coprésidente de l’Association des femmes journalistes (AFJ), venue avec Nancy, se mêle de la discussion. ? On ne parle de la femme dans les médias que le 8 mars ?, déplore-t-elle. Elle explique militer pour que plus de femmes accèdent à la tête des grands médias et ne soient pas cantonnées aux magazines féminins.
Le dernier mot sera celui d’un homme. Dans les gradins, un monsieur qui se présente comme un militant associatif pour les droits de l’homme demande la parole. Sa conclusion après plus de quatre heures de débat ? ? Il reste encore des Bastille à prendre. ? Un constat partagé par les organisatrices du colloque qui reprendront cette phrase lors du discours de cl?ture.

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Friday, April 1, 2011

Braquage à Aulnay-sous-Bois - « C’était comme dans les films américains »

? Un braquage bien organisé. ? Un constat? qui revient systématiquement dans les témoignages que j’ai pu recueillir hier matin dans le quartier du Vieux-Pays, à Aulnay-sous-Bois, loin des cités de la ville. Portes du commissariat préalablement cadenassées par les malfaiteurs, distributeur de billets forcé à l’explosif, deux voitures br?lées sur la route pour faire diversion, fuite en scooters et tirs à la kalachnikov sur un véhicule de la BAC.?Bilan humain?: un convoyeur de fond a été grièvement blessé ainsi que l’employé à l’accueil de la banque.
Hier matin, retour au calme. Les rues ne sont plus bloquées, la circulation a repris.? La foule des journalistes, policiers et badauds a disparu. Seul un média audiovisuel est sur place pour interroger les passants, pressés de se montrer face à la caméra pour délivrer leur version des faits. Le marché du Vieux-Pays s’est tenu comme à l’habitude. ? Banque provisoirement fermée ?, est-il indiqué à l’entrée de la BNP. Un technicien répare les portes automatiques. Seul l’antichambre de l’agence avec ses guichets automatiques est accessible au public. ? Je viens pour récupérer ma carte bancaire ?, explique un monsieur à un homme à peine visible derrière le rideau de fer qui barre l’accès à l’intérieur de la banque. ? Revenez la semaine prochaine, c’est fermé ?, lui répond ce dernier.
Une commer?ante proche de l’agence raconte?: ? On a entendu un grand boum. ?a a fait trembler les vitres et une lumière a failli tomber. Je n’ai pu récupérer ma voiture qu’à minuit. Elle était en plein milieu de l’incendie. On a eu peur et un peu de mal à reprendre le travail. ?
Des banques, il y en a plein dans la rue Jacques Duclos, où se situe la BNP. Société Général, LCL, La Poste, Caisse d’Epargne. C’est sur la BNP que s’est tombé. Les évènements de la veille font l’objet de quasiment toutes les conversations dans les banques voisines. ? Comment les braqueurs pouvaient-ils savoir que le convoyeur de fond mettait de l’argent à cette heure-là ? Il y a s?rement un complice dans la banque ?, suppose un employé. Il ajoute?: ???’a été calculé, d’habitude, ils font ?a à l’arrache avec une voiture, là c’était comme dans les films américains. ?a arrive toujours en fin d’année. ??
Films américains et braquages vont apparemment de pair au lendemain de ce vol qui aurait pu virer au drame. ? Dans ces films on glorifie trop le braqueur. Comme dans « The Town » où Ben Affleck est mis en avant comme un héros alors qu’il joue le r?le d’un personnage qui braque des banques ?, remarque un habitant de la ville. ? Quand j’ai vu ce qui s’est passé je me suis dit que ?a ressemblait au film? « Takers », confie une jeune fille. Ils ont quasiment fait la même chose. Dans le film, les braqueurs se font passer pour des techniciens opérant dans des banques, ils installent des explosifs et braquent. Ils n’ont quand même pas froid aux yeux pour tirer sur des policiers. ?
Elle poursuit?: ? C’est le premier braquage qu’on a à Aulnay, en plus dans un quartier calme comme le Vieux-Pays. Les médias ont exagéré en émettant l’hypothèse que les auteurs du braquage pourraient être issus de quartiers du 93. Encore une fois on est mal vu, et si ?a se trouve, ce ne sont même pas des gens de la ville qui ont fait le coup. Un braquage c’est sale, c’est moche. ?
L’habitant interrogé précédemment, ajoute?: ? Ce qu’ils ont fait c’était très calculé, très minuté, ce sont des professionnels. Conduire une moto en prenant la fuite ?a induit que le conducteur sait bien manier ce véhicule, c’est pas n’importe qui. De toute fa?on c’est un problème avec l’Etat. Pourquoi il n’y a pas de braquages à Neuilly ? Parce qu’il y a beaucoup plus de policiers, de caméras surveillance. Ce qui n’est pas le cas ici. ?
Claude Bartolone a fait la même remarque hier matin au micro de France Info, estimant qu’il lui manque ? 400 policiers dans le département ?. Un manque d’effectifs qui tombe mal. ?Hier, une tentative de braquage a eu lieu à Dugny en Seine Saint-Denis. Encore une fois une BNP était visée.
Imane Youssfi

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